{"id":586,"date":"2020-11-25T08:45:25","date_gmt":"2020-11-25T08:45:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/?p=586"},"modified":"2024-11-12T21:19:17","modified_gmt":"2024-11-12T21:19:17","slug":"aspects-stylistiques-de-la-haine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/2020\/11\/25\/aspects-stylistiques-de-la-haine\/","title":{"rendered":"Aspects stylistiques de La Haine"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Following the study of the French film <em>La Haine<\/em>, Alex (Year 13) explored the the director\u2019s use of style in the DJ scene.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sorti en 1995, \u00ab La Haine \u00bb expose les luttes et les r\u00e9alit\u00e9s de la vie dans la cit\u00e9, \u00e0 travers les yeux des trois personnages principaux : Sa\u00efd, Vinz et Hubert. Kassovitz utilise la sc\u00e8ne du DJ pour mettre en \u00e9vidence les th\u00e8mes flagrants de l&#8217;exclusion sociale et de la pauvret\u00e9 en utilisant le noir et blanc, la bande sonore et les angles de cam\u00e9ra exp\u00e9rimentaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long du film, l&#8217;utilisation du noir et blanc attire l&#8217;attention sur l&#8217;environnement mis\u00e9rable que l&#8217;on voit dans la banlieue, et intensifie les \u00e9v\u00e9nements horribles qui s&#8217;y d\u00e9roulent. Le manque de couleurs vives conserve \u00e9galement la valeur du r\u00e9alisme en raison de son lien avec des genres connot\u00e9s comme r\u00e9alistes tels que les images d&#8217;archives et le cin\u00e9ma v\u00e9rit\u00e9, d&#8217;autant plus que le film a un angle social clair. De cette mani\u00e8re, l\u2019utilisation du noir et blanc par Kassovitz cr\u00e9e un environnement sans concession o\u00f9 les probl\u00e8mes intemporels du racisme, de l\u2019exclusion et de la pauvret\u00e9 sont expos\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, \u00ab La Haine \u00bb \u00e9vite la tendance contemporaine \u00e0 une musique omnipr\u00e9sente sur la bande originale, \u00e9vitant l\u2019utilisation classique de la musique de film comme une am\u00e9lioration \u00e9motionnelle. Au contraire, Kassovitz exploite la musique pour d\u00e9peindre la col\u00e8re, l&#8217;isolement et la frustration ressentis par les banlieusards, et pour repr\u00e9senter l&#8217;atmosph\u00e8re r\u00e9aliste de leur communaut\u00e9. Par exemple, nous entendons \u00ab&nbsp;Sound of da police&nbsp;\u00bb de KRS One et \u00ab&nbsp;Nique la police&nbsp;\u00bb de NTM qui expriment clairement les sentiments n\u00e9gatifs que les banlieusards ont envers les \u00ab&nbsp;flics&nbsp;\u00bb. De plus, le DJ incorpore la c\u00e9l\u00e8bre chanson d&#8217;Edith Piaf \u00ab Je ne regrette rien \u00bb, peut-\u00eatre pour se moquer de la culture fran\u00e7aise traditionnelle dont ils sont isol\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour tourner cette sc\u00e8ne, Kassovitz utilise les angles de cam\u00e9ra d&#8217;un avion volant \u00e0 basse altitude. Cette prise de vue inhabituelle donne un effet \u00e9trange et onirique, donnant l&#8217;impression que le spectateur flotte de fa\u00e7on instable au-dessus de la cit\u00e9. Le choix de style ici offre une vue esth\u00e9tique, mais \u00ab documentaire \u00bb de la r\u00e9gion. En utilisant cette technique cin\u00e9matographique, le spectateur peut comprendre l&#8217;\u00e9norme \u00e9chelle de la zone qui comprend de hauts b\u00e2timents en b\u00e9ton, un manque d&#8217;espace et la quasi-inexistence de la nature. On peut faire la comparaison entre l&#8217;illustration de la banlieue et un labyrinthe, qui met en \u00e9vidence le caract\u00e8re incontournable de la vie l\u00e0-bas, et soutient la spirale de d\u00e9clin que l&#8217;on voit \u00e0 travers l&#8217;intrigue du film. C\u2019est le c\u00f4t\u00e9 \u00e9crasant de la cit\u00e9 qui saute aux yeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Kassovitz utilise un style cin\u00e9matographique pour am\u00e9liorer l&#8217;intrigue de cette sc\u00e8ne et du film plus large. Il le fait avec succ\u00e8s en utilisant une gamme de techniques pour d\u00e9peindre sa perception de la vie dans la cit\u00e9 au public.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Following the study of the French film La Haine, Alex (Year 13) explored the the director\u2019s use of style in<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":587,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[81,73,68,67],"tags":[],"class_list":["post-586","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema-the-arts","category-french-modern-foreign-languages","category-modern-foreign-languages","category-the-arts"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/586"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=586"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/586\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":588,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/586\/revisions\/588"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/media\/587"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=586"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=586"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.whs-blogs.co.uk\/linguistica\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=586"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}